• L’année de PACES

Il existe un fossé énorme entre les études au lycée et la PACES.

En effet, la grosse majorité de l’enseignement s’organise sous forme de cours magistraux qui se déroulent au sein d’amphithéâtres parfois chargés et souvent retransmis en visioconférence. Ceci contraste fortement avec les cours en petits effectifs dans les lycées publics et privés. L’étudiant a ainsi, seul, la prise en charge des notes de cours, leur transcription et leur assimilation en un temps record dans des conditions différentes de celle d’une « classe ».

D’après nos statistiques, un étudiant qui réussit le concours travaille en moyenne entre 8 et 14H par jour. Cela représente un écart considérable comparativement aux 2H (parfois moins) de travail quotidien fournies par un lycéen l’année du baccalauréat.

Une année de transition entre ces deux systèmes d’enseignement très différents nous semble plus que justifiée pour de nombreux profils.

  • Les numérus clausus

Les concours de la PAES sont des concours difficiles avec des numerus clausus représentant 15 à 18% des inscrits au sein des facultés d’Ile de France, soit un taux d’échec de plus de 80%.

Les étudiants ne disposent que de deux chances pour passer le concours.

De plus, la réforme de la licence Santé prévoit d’exclure définitivement de ce cursus les 15% d’étudiants les plus mal classés à la fin des concours du 1er semestre et les 15% les plus mal classés à l’issue des concours du 2ème semestre.