C'est officiel : à partir de 2027, on n'entrera plus en médecine vétérinaire en Belgique sans avoir réussi le concours d'entrée de l'ARES. Ce qui change, pourquoi, et comment s'y prendre dès maintenant.
Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté en juillet 2026 le décret qui déplace la sélection en médecine vétérinaire au tout début du cursus. Fini le concours de fin de première année : dès la rentrée 2027, les futurs vétérinaires passeront le même concours d'entrée que les futurs médecins et dentistes, fin août 2027. Une réforme qui concerne aussi bien les élèves de rhéto en Belgique que les bacheliers français, très nombreux à tenter leur chance dans les facultés belges.
Pourquoi cette réforme ?
L'ancien système
- Inscription libre en première année (tirage au sort pour les non-résidents)
- Concours propre à chaque université en fin de première année
- Environ 600 inscrits pour 276 places en deuxième année
- Un taux de réussite de 10 à 20 % selon les universités
Ce qui posait problème
- Des étudiants qui validaient leur année sans être classés en ordre utile
- Une année perdue pour une majorité de candidats
- Une compétition très tendue entre étudiants pendant toute l'année
- Des amphithéâtres et des laboratoires surchargés
Ce qui change concrètement en 2027
Un concours avant la première année
La sélection a lieu fin août 2027, avant la rentrée. Seuls les candidats classés en ordre utile pourront s'inscrire en bachelier en médecine vétérinaire.
La même épreuve que médecine et dentisterie
Le concours est strictement identique à celui de médecine et de sciences dentaires : sciences (biologie, chimie, physique, mathématiques) puis communication et analyse critique de l'information. Seul le classement est propre à la filière vétérinaire.
Deux tentatives au maximum
Un candidat peut présenter le concours lors de deux années académiques différentes au maximum, sur une période de cinq ans. Il vaut donc mieux arriver bien préparé dès la première tentative.
Une période de transition
Les étudiants inscrits en première année en 2026-2027 passent encore le concours de fin d'année en juin 2027. Ceux qui n'obtiennent pas leur attestation devront réussir le concours d'entrée d'août 2027 pour continuer.
Pour les élèves de rhéto
Votre place se joue dès la fin de la rhéto
Si vous visez les études vétérinaires, vous présenterez le concours d'entrée (souvent appelé examen d'entrée) quelques semaines après votre CESS. Les matières sont celles du secondaire, mais le niveau d'exigence et le rythme des QCM n'ont rien à voir avec les interros de rhéto. Les universités ont d'ailleurs ouvert leurs cours préparatoires aux futurs vétérinaires, et les places y partent en quelques jours.
Pour les bacheliers français
La fin du tirage au sort, une vraie bonne nouvelle
Jusqu'ici, un Français devait franchir deux obstacles : être tiré au sort pour s'inscrire, puis être bien classé en fin de première année, avec un quota de non-résidents appliqué deux fois. Désormais, il n'y a plus qu'un seul filtre, le concours, et au maximum 20 % des admis peuvent être non-résidents, contre 15 % en médecine et en dentisterie. Le mérite remplace le hasard.
Attention cependant : le programme suit le secondaire belge, et certaines notions ne sont pas traitées de la même façon en terminale française. Il faut les travailler spécifiquement.
Comment s'y préparer dès maintenant
Le concours d'août 2027 se prépare dès cette année scolaire. Puisque l'épreuve est la même que celle de médecine, la préparation EXCOSUP au concours Belgique couvre aussi le concours vétérinaire : polycopiés sur tout le programme de l'ARES, banque de QCM corrigés et concours blancs réguliers en conditions réelles, 100 % en ligne. Lors de la session d'août 2026, 80 % de nos élèves ont réussi le concours. Trois formules sont proposées, à partir de 850 €.
Tous les détails pratiques (programme, places, universités, quota) sont réunis sur notre page dédiée : Concours vétérinaire Belgique 2027 →
Devenir vétérinaire en Belgique, ça se prépare dès aujourd'hui
Préparation en ligne au concours d'entrée ARES, pour les rhétoriciens comme pour les bacheliers français.